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Bolivie, le pire et le meilleur

Nous quittons la Bolivie avec des souvenirs et des sentiments très contrastés. En 3 semaines, nous avons l'impression d'avoir vu le pire et le meilleur d'un pays en voie de développement. Car oui, la Bolivie présente sous bien des aspects d'énormes progrès à faire mais, un peu partout, on sent que celui-ci est en marche.

Pour ne pas finir sur une note négative, nous commencerons par le bilan de ce que nous avons eu du mal à vivre ici. Sur la première marche du podium, sans aucune contestation, c'est la gestion des ordures. Il y en a partout, en montagne, en plaine, chaque ravin en contient avec, bien sûr, une concentration plus importante aux abords des villes. Cette omniprésence de déchets repose, selon nous, sur différents problèmes : un manque d'investissement dans la collecte et le ramassage (peu de poubelles, peu de camions poubelle, pas de déchèterie pour les traiter, etc.); un manque d'éducation de la population (les boliviens jettent leurs crasses par les fenêtres, par les portes des bus, quand nous demandons dans les stations-services où nous pouvons déposer nos poubelles, la réponse est invariablement : "plus loin, le long de la route, il faut les jeter par la fenêtre". Devant nos regards perplexes, ils nous proposent parfois de les laisser là, ce que nous faisons, faute d'alternative mais tout en sachant bien où elles finiront... En tant qu'européen, maintenant drillés par le tri et l'écologie toute cette crasse nous heurte mais ici, cela semble être une composante normale de l'environnement. A tel point que nous nous sommes demandés, si pour eux, ça ne correspondait pas à un retour à la terre de tout ce qu'elle nous offre. Les autels destinés au culte de Pacha Mama (la terre mère), étant eux-mêmes couverts de détritus considérés comme des offrandes. N'ayant pas eu l'occasion d'approfondir la question, elle restera sans réponse.

La seconde place, qui n'est pas sans lien avec la première, revient à l'énorme quantité de chiens semi-sauvages ou non, qui se nourrissent des déchets présents dans la nature. Nous n'avons pas vu un endroit où ils n'étaient pas présents et même, sur certaines routes de montagnes, ils étaient assis, en bordure de route avec une telle régularité que nous avons imaginé qu'ils servaient de bornes kilométriques ( enfin, pas tout à fait puisque nous en avons un jour comptés 100 en 63 km...). Ces chiens nous laisseront également un souvenir "marquant" puisque, 3 semaines après, il reste encore quelques traces sur mon mollet.

Et enfin, nous accorderons la troisième place de ce sinistre podium à la sécurité routière... Là, nous avons tout vu, sauf des accidents ... Il doit y avoir un dieu inca spécialement fait pour les conducteurs boliviens... Et étrangers. Les bus et les camions dépassent dans les cols de montagne, souvent sans visibilité et parfois, obligeant un passage à trois de front. Aucun motocycliste ne porte de casque, même pas les motards de la police, et souvent, les motos comptent plus de 3 passagers. Dans ce pays où tant de gens se déplacent à pied, aucune place n'est faite aux piétons et les rares passages ne sont jamais respectés. Enfin, on trouve, en bordure de route, de très jeunes enfants, seuls ou accompagnés d'autres à peine plus âgés qui, aux péages, mendient où vendent des babioles en slalomant entre les camions et les véhicules présents. Et nous ne parlons pas de la quantité de personnes qui voyagent dans les bennes des camions ou des pick-up, quel que soit le temps. Tout cela, sur des routes rarement asphaltées ou en mauvais état.

Maintenant que nous avons décrit le pire, pensons-nous que la Bolivie vaille la peine d'être visitée ? Reviendrions-nous ici pour poursuivre notre découverte du pays ? OUI, sans hésiter ! A côté de ses défauts, la Bolivie à tant à offrir. Quelle que soit la région où nous sommes allés, nous avons admiré des paysages époustouflants et d'une grande variété. Nous avons visité des villes et des régions avec un patrimoine culturel, notamment pré-colombien, exceptionnel. Nous en avons déjà décrit une grande partie dans les articles précédents. Nous avons croisés des locaux, rudes ( comme dans beaucoup de régions d'altitude), avec des cultes et des croyances que nous avons découverts, que nous avons respectés même si certains nous ont fait sourire (je pense ici à la bénédiction plutôt folklorique des véhicules en bordure du lac Titicaca). Mais toujours, derrière la rudesse, nous avons trouvé de la sympathie, de la bonne humeur et de l'accueil.

Nos derniers jours en Bolivie, ceux dont nous n'avons pas encore parlés, résument assez bien l'ensemble du séjour. Le lac Titicaca, lieu magique par sa beauté et qui, pour une fois, permet de réconcilier les amoureux de la mer avec ceux de la montagne. Cet endroit, à lui tout seul, rappelle l'altiplano par son étendue, permet d'apercevoir les sommets enneigés et, les cultures qui le bordent nous font penser à la région des vallées, beaucoup plus fertiles. Même les îles sur le lac sont là pour nous évoquer celles du Salar d'Uyuni. Sans oublier l'altitude, proche de 4000m , qui se rappelle à nous lors de chaque rue ou sentier un peu incliné. Bref, un condensé de Bolivie. Pas étonnant que ce lieu accueille tant de touristes. Nous avons effectué une belle randonnée sur l'une des îles : 12 km sur les crêtes de la Isla del Sol : Le lac de tous les côtés, des paysages magnifiques et des enfants qui ont marché tout du long sans une seule rouspétance (ça vaut tous les paysages du monde !)

Et, pour le patrimoine culturel, à 20 km du lac, nous avons visité le site de Tiwanaku : magnifiques temples pré-incas, capitale de l'empire Aymara. Nous y avons apprécié la rectitude des lignes, les motifs incrustés dans les murs, etc. C'est d'ici que viendraient les symboles que l'on trouve dans Tintin et le Temple du Soleil ... Qui ne sont dès lors pas Inca mais plutôt Aymara.

Bref, vous l'aurez compris, nous quittons ce pays heureux et tout à fait prêts à y revenir un jour pour les espaces qui nous restent encore à découvrir.


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